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TRISAPIN 2007
Claude CHENEL

Cette épreuve se dispute sur la commune de CUBLIZE, dans le Rhône, à une centaine de kilomètres de Lyon, non loin de Roanne.
Nous sommes dans les monts du Beaujolais, au bord du lac des Sapins.
Deux distances étaient au programme : un courte distance comportant 1500 mètres de natation, 50 km de vélo et 10 km de course à pied, le longue distance consistait à doubler chaque distance. J'avais préféré opter pour le courte distance (décalage horaire et petite préparation...)
L'étude du profil de la course, notamment la partie cycliste, m'avait un peu intrigué, mais la première reconnaissance du parcours m'avait rassuré. La pente était douce et je parvenais à maintenir une vitesse correcte sans tirer sur les muscles. Quant à la course à pied, les 170 mètres de dénivelé me paraissaient abordables.

C'est donc en pleine confiance que je dînais la veille au soir dans un petit "bistrot" jouxtant un célèbre restaurant de Roanne, et qui n'était autre que l'annexe de celui-ci...Ce repas fut délicieux.

 

La course

Environ 900 athlètes s'installent dans le parc, dont 350 pour le courte distance. Il fait beau, un peu frais en ce début de matinée, mais ce n'est rien à côté de la température de l'eau qui n'est que de 17°C. Mon pied est devenu instantanément blanc quand je le mis pour la première fois dans ce liquide peu accueillant (vous aurez compris que la natation est ma discipline préférée...).

La natation

Avec une combinaison assez épaisse, l'émulation de la foule, la présence des parents qui ont fait le déplacement et en pensant le moins possible aux raisons qui m'ont amené à cette situation, je prend le départ. Il y a une grande boucle de 1500 mètres. On ne voit presque pas les bouées les plus éloignées, mais cela n'est pas vraiment génant. Je suis le "troupeau" qui est assez étalé, tant en longueur qu'en largeur. Pas de traumatisme crânien à déplorer, juste un début d'engelure de toutes les extrémités. Je suis en effet resté assez longtemps dans l'eau, moi qui n'aime pas ça ! J'ai laissé quand même quelques quarante concurrents derrière moi.

 

Transition

Remonter sur la butte à la sortie de l'eau, courir 250 mètres sur l'herbe grasse puis sur un chemin caillouteux, enlever la combinaison sans tomber malgré les vertiges qui s'enchaînent, telle est la première partie de cette transition. Mettre le dossard, les lunettes et le casque, emmener son vélo sur un chemin pentu en ayant le choix entre l'herbe glissante et le chemin caillouteux, atteindre le trait vert tracé sur le sol avant de pouvoir, enfin!, enfourcher sa monture...Ouf ! Me voici en route pour les 50 km sur les pentes rhodaniennes.

Le parcours cycliste

J'atteint rapidement les premières pentes que j'avais reconnues et je m'aperçois tout aussi rapidement que j'avais exploré les pentes les plus douces du parcours. Les 30 premiers km comportent 3 ascencions, régulières, mais qui ont la particularité d'être de plus en plus pentues. Plus on monte, plus ça monte ! (Je verrai plus tard qu'il y avait plus de 1000 mètres de dénivelé cumulé)
Je révise mon estimation de temps, rajoute une grosse demi-heure aux prévisions et tente d'atteindre la sérénité spirituelle. J'apprécie la beauté des paysages et goute le bonheur d'être triathlète.
Je n'ai pas atteint le sommet que les premiers du longue distance me doublent.
Après avoir basculé dans la descente, c'est un autre bonheur qui commence. Le vent de la vitesse, la relaxation des muscles, la sensation d'être vachement fort parce que le compteur dépasse les 50 km et que le vélo doublent des concurrents...Finalement, le retour au parc arrive trop vite. Surtout avec la suite...

  

La course à pied

Les premiers 1500 mètres se passent bien. Petite foulée fréquente, j'avance bien, dépasse des concurrents.
Puis, viennent les difficultés. Pas vraiment l'enfer, faut pas exagérer, mais pas loin. Pendant 6 km, une montée qui d'abord fait que les cuisses deviennent sensibles, puis dures, puis très dures et enfin contracturées : crampes, rien ne sert de lutter. On arrête de courir, on marche, on s'étire et l'objectif des 50 minutes au 10 km devient : "je vais essayer de terminer en une heure !"
Le début de la descente est difficile. Le dénivelé est important, les cuisses toujours endolories. Petit à petit, la souplesse revient. Le terrain s'assouplit aussi (sentier dans la forêt), l'arrivée est visible.
Un dernier tour autour de l'aire de transition et enfin la ligne. L'heure est évitée de justesse (59'47" !)

 

Derniers commentaires

Ce TriSapin est une belle épreuve. Les paysages sont superbes, l'organisation est parfaite. Le CD est costaud.
Le vainqueur a mis 2 h 31' avec un 35 km/h de moyenne en vélo et 35' à pied, fort !
Mes 3 h 38' d'effort n'ont pas paru si longues, malgré la petite heure rajoutée à mes temps habituels.
Si vous êtes dans la région au moment adéquat, il faut faire cette course, mais il vaut mieux être bien entraîné et surtout ne pas oublier sa combinaison !


A Cublize, le tri, ça use !

KONA TRI · BP 51704 · 98716 PIRAE